Un jour en Sologne

Un jour en Sologne………..des vignerons se réunissent pour défendre une viticulture créatrice



Les intervenants de gauche à droite: Mr Marionnet fils,Claude Courtois, Anne Godin, Bruno Queniou et l'avocat de Claude Courtois


La petite histoire


Le vendredi 2 avril 2004, à Pouillé dans le Loir et cher (appellation Touraine) a été organisé un débat sur la diversification des cépages pouvant être plantés dans la région. La recherche viticole, pour l’appellation vin de table, permettant aux viticulteurs de s’adapter aux aléas du marché et aux variations climatiques, a été au centre du débat.
Cette rencontre a été organisée pour protester contre l’arrachage de vignes de M. Marionnet et M. Courtois décrété par l’ONIVINS (Office National Interprofessionnel des vins)

Henri Marionnet, défenseur de l’appellation Touraine, vigneron et propriétaire de vignes de plus de 100 ans d’âge, situées à Soings en Sologne, a planté du Merlot en 2001 avec l’autorisation orale de l’ONIVINS.

Claude Courtois, vigneron, est réputé pour ses recherches viticoles, son caractère et ses vins. Il vinifie en levures indigènes, sans ajout de soufre, sans chaptalisation ni filtration. Ses vignes sont cultivées selon le cahier des charges de Nature et Progrès.
En 2000, il a planté de la Syrah, tout en respectant « la déclaration et droit de plantation »
Cette implantation a été motivée par la similitude des terroirs entre les régions du Loire et cher et du Var, où il a débuté.
De plus, il a découvert des écrits du 19 ème siècle racontant l’histoire d’un vigneron du nom de Monsieur Cornu. Il travaillait alors les cépages : le côt, le cabernet et la syrah. Il existait alors plus de 200 cépages dans la région.


Le procès a lieu le 6 avril pour Claude Courtois, et le jugement sera rendu le 25 avril. L’ONIVINS et les douanes lui réclament 6000 €.
Selon son avocat, les 35 ares de syrah peuvent être pris en compte pour une consommation familiale.




Environ 70 personnes présentes lors de cette journée



Le débat


A l’initiative de cette rencontre, les amis de Claude Courtois lancèrent un appel afin de réunir des collègues vignerons pour discuter des dérives administratives, des recherches et des évolutions des cépages dans certaines régions.

70 personnes, issues des différents métiers de la viticulture et de toutes les régions, sont venues soutenir ces deux vignerons.
Des cavistes étaient présents : Bruno Quenioux de Lafayette Gourmet dirigeait le débat. Il défend la recherche en viticulture et il a cité en exemple M. Barbou qui a apporté, au début du 20 ème siècle, le sauvignon en Touraine.

Actuellement, avec le réchauffement de la planète, l’implantation de certains cépages doit être modifiée. A ce niveau, nous constatons un retard par rapport aux pays d’outre Atlantique. L’avantage concurrentiel des vins français pourrait ne plus être le même dans un proche avenir.


Au sujet de l’administration

Freinerait –elle l’évolution de la viticulture française qui actuellement connaît beaucoup de soucis dans l’export ?
Serait-elle, au contraire, trop souple pour le remplacement dans le médoc du Cabernet par le Merlot. Selon certains professionnels, cela aurait tendance à standardiser ce type de vin.



Qui en France dirige le vin ?


les vignerons, l’administration, les pépiniéristes ou les laboratoires de produits phytosanitaires ?


Ce jour là, nous avons eu l’impression d’assister à un colloque important pour l’avenir du vin et de la viticulture en France


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